People

Sam Harrys : sa reconversion

           

L’ex mannequin Samir Steven Harrys DE DRAVO, plus connu sous le nom de Sam Harrys, se décrit comme un rêveur à la conquête du monde avec son passeport béninois.

Après avoir consacré 7 années à défiler aux Fashion Weeks en Afrique de l’Ouest puis en France (Paris Fashion Week, FESMMA BENIN, MODE IS ART, Mercedes-Benz African Fashion Festival, Cannes Fashion Festival, Fashion Glam Couture, etc), et à poser pour  de talentueux photographes (Elvis De Dravo, Laurent Marechal, Richard Vinchon, Jean Nguyen, Eric Meyss, Marc Richez, Ghislain Kodjo et autres), le Meilleur mannequin béninois Oscars de la Mode Béninoise en 2015 a décidé en 2017 de prendre du recul pour finir ses études en Ingénierie des Médias et se redécouvrir.

-Quel est votre regard sur l’industrie de la mode en Afrique et au bénin?

Je suis très fier du travail abattu par la jeunesse béninoise qui a soif de revendiquer sa position de porte flambeau d’une industrie qui crée de la valeur ajoutée à une nation. Nombreux, sont-ils à finalement comprendre la nécessité de valoriser le Made In Bénin et de le faire consommer aux Béninois. Seulement, il y a encore un grand décalage au niveau de l’innovation, nous pouvons être avant-gardistes et ne pas tomber dans le piège du plagiat. Pour les jeunes marques de vêtements, tout le monde ne peut pas faire du « Wax » par exemple. Je pense qu’il y a matière à sortir de nos zones de confort pour offrir une identité au Made In Bénin.

-Vous êtes dans une période de reconversion, puisque vous avez d’autres priorités que les T pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau combat?

Je suis aujourd’hui Personal Stylist aux Galeries Lafayette Champs Elysées. J’offre dans ce lieu hybride et inclusif une nouvelle expérience de shopping, plus fluide et surprenante. J’accompagne et délivre des conseils à mes clients en les guidant hors des sentiers battus pour affirmer leurs styles. La mode, c’est ma passion, mais j’ai aussi trouvé dans le digital un grand nid d’opportunités intéressantes. J’ai récemment créé une microentreprise, qui offre des services de consulting en image, en stratégie marketing et en relations publiques. D’une part, j’accompagne les jeunes désireux de se lancer dans le domaine de la mode à définir des plans de carrières pour mieux réussir, et d’autre part, j’offre aux marques de la visibilité en testant et parlant de leurs produits et services à travers ma page Instagram (@samharrys01) et mon blog en construction www.samharrys.com .

-Quel sera votre apport pour l’industrie de la mode dans votre pays?

Il y a 4 ans, j’avais lancé à Cotonou un concept de gala culturel pour célébrer les matières textiles africaines, « ÊWALÉ, le gala à l’Africaine ». Après une première édition réussie, je n’ai malheureusement pu continuer ce projet à cause de mon déménagement à Toulon. Mais soucieux de continuer le travail entamé, le concept a été changé en « ÊWALÉ, African Fashion Post », une plateforme média de promotion et de relai de l’actualité mode/culture africaine. Elle est accessible sur Instagram, Facebook et Twitter (@ewaleafp), et regroupe plusieurs abonnés très satisfaits des divers contenus publiés. On en tient pour preuve une nomination aux Oscars de la Mode Béninoise en 2017 dans la catégorie du « Meilleur Média Mode ». Le site internet de cette plateforme est prévu pour l’année prochaine.

Je travaille aussi sur un projet qui me tient énormément à cœur, c’est lancer une ligne de prêt-à-porter couture, en vêtements et accessoires, qui va répondre à un besoin de singularité vestimentaire, au moyen d’étoffes nobles tissées à la main par des artisans africains selon les savoir-faire ancestraux. À travers elle, j’espère réinventer la manière de les utiliser en les adaptant à des codes vestimentaires européens, dans des tons cassant les stéréotypes « ethniques ». Le but est de sortir du lot, et ne pas craindre d’afficher une opinion ou un point de vue fort et singulier (stylistique ou éthique) en réintroduisant de l’humanité dans la relation avec d’une part les artisans et d’autre part les clients.

Ayant grandi dans un environnement familial où beaucoup aiment la mode, mon attrait pour cette dernière est naturellement justifié. Aujourd’hui plus que jamais je veux l’assumer et travailler pour en faire un business qui créer des richesses et des emplois. Moulé dans les coutumes et rythmes Africains, je trouve mes inspirations dans les diversités culturelles surtout en Afrique, mais aussi ailleurs, c’est-à-dire les traditions, les religions, les apparences physiques, les modes de vie.

-Profitez de ce canal pour remercier une personne particulière ou nous raconter une blague.

Je ferai les deux si vous voulez bien.(sourire).
Je rends grâce à Dieu pour ma vie et celles des personnes qui la partage avec moi.
 Je remercie tous les collaborateurs que j’ai connus tout au long de mon parcours. À tous ces jeunes qui me prennent comme exemple et qui ne cessent de m’écrire sur les réseaux sociaux, si mes posts ne vous montrent que le coté rose de ma vie, je m’en excuse. Je sais vos difficultés, car moi-même, j’en connais. Nous nous devons tous de les surmonter. Je vous souhaite de trouver « LE » chemin et vivre vos rêves. Si vous en rêvez, vous pouvez en vivre. D’ailleurs, j’invite toute personne désireuse de s’associer avec moi à me contacter, à plusieurs on est plus fort. Tous les profils sont les bienvenus, il faut juste de la motivation et la disponibilité. Facebook, Instagram, Twitter : @samharrysfr, Linkedin : linkedin.com/in/dedravo ,ou par mail :  dedravosamir@gmail.com.

Blague : Un missionnaire va en brousse et se perd. Subitement, il se retrouve devant un lion et prit de peur, il dit : SEIGNEUR FAITES QUE CE LION AIT UNE PENSÉE CHRÉTIENNE. Et au lion de dire : PÈRE BÉNISSEZ CE REPAS. (Fou Rire).

Question hors-série Sam: Que pensez-vous de l’initiative afriCAshion?

Je suis content de l’initiative afriCAshion et de son évolution, d’autant plus que j’ai eu l’honneur d’avoir été consulté lorsque le projet est né. Arcady, je suis fier de toi et je souhaite une avancée semblable à celle d’Edward Enninful.

Photos de Sam HARRYS: 


Photo crédit: Ghislain KODJO

Share:

Leave a reply

%d blogueurs aiment cette page :